Ubuntu : concepts et connaissances de base
Ubuntu est une distribution GNU/Linux qui a pour objectif d'être facilement accessible aux néophytes. Cependant, il y a un certain nombre de choses qu'il _faut_ savoir faire si on ne veut pas être perdu, tôt ou tard. Cet article vous expliquera en détail de quoi il retourne.
0) Copyright et licence
This document copyright © 2007 Firas Kraïem <fkraiem at enib dot fr>
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En gros, cela veut dire que vous avez le droit de copier et/ou de redistribuer ce document, avec ou sans modifications, tant que vous respectez les termes de la GFDL, version 1.2 ou, à votre choix, n'importe quelle autre version plus récente.
1) Généralités
Pour expliquer, en termes clairs mais précis, à l'utilisateur lambda comment profiter au maximum d'Ubuntu, que ce soit pour un environnement de travail ou de loisirs.
Pourquoi Ubuntu ?
Car c'est, à mon humble avis, la distribution GNU/Linux la mieux adaptée, et de loin, à l'utilisateur débutant et celle qui offre le meilleur compromis entre liberté et convivialité. Il existe des distributions qui ont, à tort ou à raison, la réputation d'être avant tout destinées à des utilisateurs avertis et d'être très peu conviviales pour l'utilisateur débutant, et d'autres, qui sous prétexte d'être conviviales pour l'utilisateur, entendent l'enfermer dans un modèle pas si éloigné de celui de la firme de Redmond. A contrario, Ubuntu s'efforce de se rendre conviviales pour l'utilisateur sans nuire en rien à sa liberté. Ubuntu est relativement jeune, sa première version datant d'Octobre 2004, mais est basée sur Debian, qui est depuis 1995 une des gedistributions GNU/Linux les plus réputées pour leur stabilité et leur robustesse, ce qui est incontestablement un gage de qualité.
Qu'est-ce que cet article va m'apporter ?
Cet article a pour but d'apporter à l'utilisateur néophytes les connaissances et compétences de base qui lui seront indispensables pour évoluer sous GNU/Linux en général, et Ubuntu en particulier, en utilisant essentiellement la ligne de commande.
...
Ah, je crois que je viens de dire un gros mot : "ligne de commande". C'est pourtant un outil extrêmement performant, qu'il est indispensable de maîtriser un minimum pour ne pas être complètement déboussolé au moindre pépin au niveau de l'interface graphique. Et, pour des tâches simples, c'est très loin d'être aussi compliqué qu'on le croit.
Pourtant, j'ai entendu parler d'un truc qui s'appelle Automatix, et qui...
Oubliez ça. En apparence, Automatix a l'air d'être un outil fantastique mais en réalité, c'est une véritable bombe à retardement. Les problèmes liés à son utilisation sont légion, et ils sont parfoix extrêmement complexes à réparer, ce qui fait que nombre d'utilisateurs ont dû réinstaller complètement leur système après qu'il les a rendus inutilisables ou presque. À éviter comme la peste.
Je ne veux pas utiliser la ligne de commande, on n'est plus en 1985 !
Alors, vous avez trois options :
- Demander à quelqu'un d'autre d'installer et de configurer Ubuntu pour vous.
- Ne pas utiliser Ubuntu mais plutôt Mepis ou Linspire.
- Rester sous Windows.
Bon, assez discuté, entrons dans le vif du sujet :) La suite de cet article suppose que vous utilisez Ubuntu 7.04 ("Feisty Fawn") qui est la version la plus récente à ce jour.
2) Le terminal
Le vrai terminal, vous ne l'utiliserez peut-être jamais. Ce que vous utiliserez beaucoup, en revanche, c'est un émulateur de terminal qui tournera dans une fenêtre de votre interface graphique. Si vous avez la distribution Ubuntu standard (avec l'environnement Gnome), vous pouvez démarrer gnome-terminal via le menu Applications > Accessoires > Terminal. Si vous utilisez l'environnement KDE, vous pouvez démarrer konsole via le menu K > System > Konsole :

Fenêtre Konsole typique
3) Éditer un fichier texte
Sous GNU/Linux (et sous les systèmes *nix en général), tout les éléments de la configuration du système se font via des fichiers texte, il est donc très important de savoir comment les modifier pour pouvoir configurer son système à sa guise. Ça tombe bien, Ubuntu dispose de nombreux éditeurs de texte. Des éditeurs en ligne de commande et des éditeurs graphiques, des éditeurs très rudimentaires qui ressemblent au Bloc-notes de Windows et d'autres qui demandent des mois de pratique avant d'en maîtriser toutes les fonctionnnalités... Bref, on n'a que l'embarras du choix. Parmi les éditeurs disponibles, celui qui est le plus adapté à ce dont nous avons besoin ici est nano. nano est un éditeur de texte en ligne de commande mais qui est extrêmement simple d'utilisation, il sera donc disponible même quand vous serez privé d'interface graphique, pour vous aider à vous sortir de ce mauvais pas. Pour lancer nano, la commande à taper est tout bêtement :
$ nano /fichier/a/editer

"The ABC's of UNIX" sous nano
En haut, la version de nano et le nom du fichier en cours d'édition, en bas, la liste des commandes, difficile de faire plus simple ! Le signe ^ dans les commandes en bas de page représente la touche Ctrl, donc par exemple pour aller à la page suivante, la comande est Ctrl+V. Pour enregistrer les modifications effectuées à un fichier, la commande est Ctrl+0, puis Entrée pour confirmer. Pour quitter nano et revenir à votre prompt, la commande est Ctrl+X, etc, etc.
4) Le Super-Utilisateur : root
Depuis plus de trente ans, sous les systèmes Unix et apparentés, root est le login du super-utilisateur, celui qui a le droit de tout faire sur le système. C'est précisément pour cette raison qu'il faut faire une manipulation supplémentaire pour devenir root. En effet, une simple erreur de copier-coller faite en tant que root peut rendre un système totalement inutilisable. Réfléchissez donc bien à ce que vous faites quand vous devenez root et efforcez-vous de faire mentir le vieux dicton : "Il y a deux catégories d'administrateurs système sous *nix : ceux qui ont déjà fait une grosse bêtise avec un compte root et ceux qui ne vont pas tarder à en faire une".
Ubuntu gère l'utilisateur root un peu différemment des autres systèmes *nix. En effet, le compte root y est purement et simplement désactivé ! Comment faire alors pour effectuer des tâches administratives sur le système ? En utilisant la commande sudo, qui permet à un utilisateur "normal" d'effectuer des tâches en tant que root. Cela est bien entendu très important car tous les fichiers de configuration sont modifiables seulement par root.
Supposons par exemple que je veuille éditer avec nano le fichier /etc/fstab. Je pourrais me contenter de taper :
$ nano /etc/fstab
Le fichier s'ouvrira dans nano. Seulement, quand je voudrai sauvegarder mes modifications, le système me répondra que je n'en ai pas le droit. Bien normal, je ne suis pas root ! Alors, je fais :
$ sudo nano /etc/fstab
Et, après avoir entré mon mot de passe, j'aurai le droit de modifier le fichier.
5) Le système de gestion des paquets : apt
apt est le système de gestion de paquets de la distribution Debian depuis sa création. Réputé pour sa simplicité et sa puissance, c'est également le système utilisé par Ubuntu. C'est le système que vous utiliserez pour installer l'immense majorité de vos logiciels et il diffère fondamentalement de ce à quoi vous êtes habitué sous Windows. Sous Windows, quand vous voulez installer un logiciel, vous ouvrez votre navigateur Web, vous allez sur le site de l'éditeur du logiciel, vous téléchargez un fichier EXE et vous le lancez. Sous Ubuntu, c'est apt qui se chargera de tout cela pour vous. Vous n'aurez besoin que de lui dire "je veux installer tel logiciel" et il le téléchargera et l'installera pour vous. Ce n'est bien entendu pas aussi simple car il faut qu'un paquet Ubuntu ait été créé pour le logiciel en question mais le concept est celui-là. Par exemple pour installer Firefox, vous n'aurez besoin de lancer qu'une seule commande :
$ sudo apt-get install firefox
sudo parce que l'installation d'un logiciel requiert les drois d'administration du système, apt-get parce que c'est la commande qui lance le système de gestion des paquets d'apt, install parce que nous voulons installer un paquet et enfin le nom du paquet à installer (ici, firefox). Pour désinstaller un paquet, la commande devient logiquement :
$ sudo apt-get remove firefox
Voilà pour l'essentiel. Maintenant, voyons-en un peu plus :
Le fichier /etc/apt/sources.list
C'est le fichier qui sera le plus important et celui que vous aurez certainement besoin de modifier, celui où se trouve la liste des dépôts où apt ira chercher vos paquets. Sous Ubuntu : les paquets sont séparés dans plusieurs dépôts : le dépôt main, est celui où se trouvent les composants de base du système, ceux qui sont gérés par les développeurs d'Ubuntu. Le dépôt restricted contient également des paquets supportés officiellement par Ubuntu, à la différence près qu'ils contiennent des logiciels non-libres. Les dépôts universe et multiverse comportent la même différence libre/non-libre mais contiennt des logiciels supportés par des membres de la communauté Ubuntu et non par les développeurs eux-mêmes. Voyons un peu à quoi ressemble le fichier sous Ubuntu :
$ sudo nano /etc/apt/sources.list

Le fichier sources.list sous nano
Certaines lignes du fichier commencent par un #, ce sont des commentaires et ils n'influent en rien sur le fonctionnement du système. Ce qui nous intéresse, ce sont les autres, et elles nous montrent que les dépôts main, restricted, universe et multiverse sont tous activés, ce qui permet déjà d'installer un nombre assez conséquents de logiciels. Si vous voulez quand même installer des logiciels qui ne s'y trouve pas, il vous faudra peut-être éditer ce fichier pour ajouter des dépôts supplémentaires.
Maintenir son système à jour avec apt
Quand une nouvelle version d'un paquet que vous avez installé est disponible, apt ne le verra pas forcément. Il faut donc de temps en temps mettre à jour votre liste de paquets. Cela s'effectue avec la commande suivante :
$ sudo apt-get update
apt va ensuite télécharget la liste des paquets sur les dépôts que vous avez sélectionnés. Si apt voit qu'une version plus récente d'un de vos paquets est disponible, un avertissement s'affichera en haut à gauche de votre écran. Pour mettre à jour vos paquets, lancez la commande :
$ sudo apt-get dist-upgrade
apt va télécharger et installer toutes les mises à jour disponibles pour vos paquets.
Synaptic
Tout cela vous paraît décidément trop compliqué et vous avez besoin d'une interface graphique ? Pas de souci, Ubuntu dispose de synaptic, qui vous permettra d'installer des paquets en quelques clics de souris. Il se trouve dans le menu System > Administration. Une fois vote mot de passe entré, la fenêtre de Synaptic s'affichera :

La fenêtre principale de Synaptic
Oui, oui, vous avez bien lu, il y a plus de vingt mille paquets disponibles dans les dépôts. Fort heureusement, Synaptic dispose d'un outil de recherche qui vous permettra de rechercher facilement le paquet que vous voulez. Le carré à qauche du nom du paquet vous indique son statut (blanc pour un paquet non-installé, vert pour un paquet installé ou rouge pour un paquet qui présente des problèmes). Pour installer un paquet, cliquez tout simpelment sur ce carré et choisissez "Install" puis cliquez sur le bouton "Apply" pour appliquer les changements.
Quand vous devrez installer un paquet, vous aurez donc le choix entre entrer une ligne de commande simple et oubrir Synaptic, chercher le nom du paquet et l'installer. Vous ne devriez pas mettre longtemps à voir quelle méthode est la plus efficace ;)


Nano
Nano est tout sauf rassurant pour qqun qui arrive de windows.
Donc je penses qu'il faudrait remplacer nano par gedit... A voir ce que tout le monde en penses.
Sinon l'article est bien fait. Pensez toute fois a reporter les droits d'auteurs a l'endroit prévu pour (propriétés de l'article), et surtout , de ne pas utiliser d'image de l'extérieur. Il faut uploader les images sur le serveur.